• Elsa

Tortue à l'infini - John Green


Tortue à l’infini

John Green

« Je suis prisonnière d’un spirale de pensées dont je ne peux m’échapper. »

Tout est dit dans cette simple phrase. John Green manie les mots avec beaucoup de sagesse et de simplicité.

Dans son dernier roman, John Green met en scène la jeune Aza. Elle tente de mettre des mots sur son mal de vivre, son mal de soi et se questionne sur son existence. A travers Aza, John Green parle de lui-même et de ce mal qui le ronge à l’intérieur.

Je ressors de cette lecture en me disant que pour une fois, ce n’est pas l’histoire, son intérêt et sa cohérence qui m’ont semblé important, mais bien le message qu’il véhicule et sa mise en mots. John Green m’a émue sans tomber dans le larmoyant : à la page 272, on assiste au dialogue intérieur d’Aza et on prend véritablement conscience de la violence de ses pensées intrusives, c’est terriblement réaliste.

J’aurais aimé lire ce roman lorsque j’étais ado et que je me posais tant de questions… que se pose aussi Aza mais qui sont décuplées par ses troubles.

Mais Tortue à l’infini, ce n’est pas uniquement cela, mais il faut le lire pour découvrir tout ce qu’il renferme !

Bravo à John Green d’avoir su mettre des mots simples sur ses maux et de véhiculer l’espoir que la vie vaut la peine même si elle est semée d’embuches. Un bravo de plus à la traductrice qui a su conserver la magie de la plume de John Green dans la langue française.

En bref : un très bon roman jeunesse porteur d’espoir.

Résumé : Aza Holmes, 16 ans, a tout pour être aimée et avoir un bel avenir, mais elle a grandi avec une pathologie psychique. Qui est-elle, où est-elle, lorsque la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles s'empare d'elle ? Vous aimerez Aza, qui raconte sa propre histoire, vous aimerez sa meilleure amie Daisy la tornade, et son peut-être amoureux Davis, fils d'un milliardaire mystérieusement disparu. Un trio improbable qui va mener l'enquête, et trouver en chemin d'autres mystères et d'autres vérités...

Cette quatrième de couverture ne rend pas hommage à ce roman… Mais j’avoue qu’il bien difficile d’imaginer un résumé qui convienne.

"Tout le monde peut vous regarder. Il est plutôt rare de trouver quelqu’un qui voit le monde tel que vous le voyez." Page 20

« Je (pronom singulier) continuerai d’avancer même au conditionnel. » page 337

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