• Clem

Renaissance - Blandine P. Martin


Harper Jones 2 - Renaissance

Auteur : Blandine P. Martin

Éditeur : Blandine P. Martin (12/11/2019)

Résumé :

Il faut avoir touché le fond pour espérer remonter à la surface ensuite.

Si on m'avait confié un jour, que je remettrais mon existence entre les mains d'un vampire, je ne l'aurais pas cru, et pourtant. Alors que toutes mes certitudes volent en éclat, il est la constante qui m'évite la noyade. Lysandre. Tant d'ombres sillonnent son passé, tant de remords dévorent son regard, il semble perdu, plus encore que je le suis. Et si celui qu'il fallait sauver, c'était lui ? Pour lutter contre la cruauté d'un roi fou, il me faudra puiser dans ma véritable nature, et tel un phénix, renaître de mes cendres.

Miss Jones, Harper, ou encore Rose. Chacun pouvait bien l'appeler comme il le souhaitait, il n'empêche que cette nana avait le cœur gros comme le cul de J-Lo, et le courage d'Indiana Jones, multiplié au quintuple. Hasard du nom de famille ? J'en doutais.

Avis :

J’ai à nouveau eu l’occasion de découvrir une publication de Blandine P. Martin un peu avant sa sortie, via SimPlement. Le second et dernier tome de Harper Jones est sorti en début de semaine et j’en termine tout juste la lecture. J’avais beaucoup aimé le premier tome, que j’avais trouvé à la fois similaire à d’autres récits du genre, et agréablement original. Je vais essayer de vous parler de ce deuxième volet dans trop vous en dévoiler, mais la mission s’annonce compliquée.

Je vais commencer par le petit point négatif que j’ai relevé : deux des personnages que j’avais adoré dans le tome précédent sont très peu présents ici. La raison en est simple, à cause de la malédiction dont elle est victime, Harper ne peut plus les approcher. Blandine nous offre tout de même quelques interactions avec ces deux personnages (la meilleure ami et le co-équipier flic) qui m’ont tout de même un peu manqué. A côté de ça, nous côtoyons de nouveaux personnages : Jade, la créatrice de Lysandre ; et Azaël, le roi des vampires.

Le gros point positif, et ce qui m’importait le plus, c’est que Blandine a géré d’une main de maître la transition d’Harper. En effet, cette dernière était une fervente détractrice de l’état vampirique et elle ne retourne pas sa veste d’un claquement de doigts ; elle peine à accepter, à revoir sa position sur ces créatures et elle ne tombe pas bêtement amoureuse du premier beau vampire venu reniant ses principes. Tout est beaucoup plus profond, on sent la bataille qui faire rage en elle, la difficulté qu’elle a à accepter les choses et le travail sur elle-même pour continuer à avancer. Harper est vraiment un personnage hyper cohérent, fort et attachant ; et son humour n’y est pas pour rien (pour le côté attachant s’entend ^^).

Lysandre est l’essence même du mec parfait, un peu torturé, hyper droit dans ses bottes, beau, avec un charisme de fou son seul défaut est peut-être d’être un vampire. Je pense que tout le monde (ou presque) succombera à son charme. L’alchimie naissante entre Harper et lui est vraiment saisissante.

La plume de Blandine est toujours aussi riche, agréable et surtout descriptive que ce soit visuellement ou gustativement. L’exemple le plus parlant est celui du sang, qu’elle arrive à nous décrire d’une façon tellement détaillée qu’on en sentirait presque le goût et les sensations qu’il déclenche chez celui qui l’absorbe.

Le rythme est plutôt lent sur le début pour s’accélérer jusqu’à un sprint final intensif. On est plus dans le sentiment que dans l'action mais au fil de la lecture, on a un peu l’impression de faire partie de cette petite communauté attachante. Blandine a un don pour construire une palette de personnages disparates qui en arrive à former comme une famille accueillante, quel que soit son roman, et on apprend à apprécier chacun d’entre eux, en les découvrant plus en profondeur. Quand je dis chacun, je ne parle évidemment pas d’Azaël. Quoi que. Blandine nous a pondu un bon gros méchant drôlement efficace, mégalomane et assoiffé de pouvoir, il remplit bien son rôle de psychopathe et donne plus de fil à retordre que prévu à nos amis.

La fin est très appréciable, un épilogue où les points de vue s’enchaînent, quoi de mieux pour dire au revoir à tout le monde tout en découvrant ce qu’ils sont devenus après.

Cette parenthèse Harper Jones aura été une jolie découverte et, même si je pense avoir une préférence pour le premier tome qui était plus riche en surprises, Renaissance est une belle conclusion. Il m’aura néanmoins manqué un petit quelque chose pour me convaincre totalement.


Nous étions tous les deux "nés sous la mauvaise étoile". Il n'avait simplement pas eu ma chance, par la suite. Ses mots résonnaient en moi, et je réalisais seulement à quel point une vérité pouvait se décliner en un milliard de versions.

On oublie trop souvent que la beauté d'un texte ne se résumé pas à sa fin, mais à son contenu, au message qu'il véhicule, à la puissance des sentiments qu'il procure.

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