• Clem

Quand on ne peut oublier - Tamara McKinley


Quand on ne peut oublier

Auteur : Tamara McKinley

Éditeur : L'Archipel (13/11/2019)

Résumé :

L'amour les unit. Un océan les sépare… Décembre 1941. Le père de Sarah Fuller, 19 ans, dirige une plantation d'hévéas en Malaisie, ou sa famille mène une vie de riches colons. Mais le conflit qui secoue l'Europe gagne cette partie du monde. Quand les Japonais commencent a bombarder Singapour, Sarah est contrainte de quitter sa famille et son fiance , Philip, pour aller trouver refuge en Angleterre. La longue traversée vers le vieux continent s'annonce périlleuse. Or, ni elle ni sa sœur Jane - qui requiert une attention constante - ne savent si leur grand- tante, censée les accueillir, est toujours de ce monde… Arrivées a Cliffehaven, sur la côte sud-est de l'Angleterre, les deux sœurs s'installent a la pension du Bord de Mer, tenue par la chaleureuse famille Reilly. Bien décidée a participer a l'effort de guerre, Sarah se voit offrir un surprenant travail… Qui ne lui permet toutefois pas d'occulter les mauvaises nouvelles en provenance de Singapour, et la crainte de ne jamais plus revoir Philip...


Voilà bien ce qu'elle aimait ici : on criait, on se disputait quelquefois âprement, mais l'amour qui liait entre eux les membres de cette famille formidable finissait toujours pas l'emporter - cet amour là eût soulevé n'importe quelle montagne.


Avis :

Quand on ne peut oublier est le cinquième tome de la saga La pension du bord de mer de Tamara McKinley. Commencée en 2011, celle-ci est toujours en cours d’écriture puisque le 18e tome parait fin janvier en VO. Si la série a un fil conducteur : la pension de famille de Peggy Reilly à Cliffehaven, les intrigues sont à priori indépendantes. J’ai commencé avec le quatrième tome et n’ai eu aucune difficulté dans ma lecture. Ce tome-ci, pourtant, a un goût d’inachevé et j’espère que le prochain reprendra le cours de l’histoire de Sarah et Jane.

Je me suis glissée dans cet opus avec un petit à priori, le précédent n’ayant pas été mon préféré de l’auteure. Pourtant, même si l’action dans sa globalité est plutôt lente, j’ai retrouvé avec plaisir les pensionnaires du bord de mer. Ici, on suit alternativement la famille Fuller en Malaisie, et la habitants de la pensions en Angleterre. Ces derniers continuent le fil de leur existence, depuis que nous les avions quittés dans Où le cœur se pose et Tamara McKinley a réussi à créer un petit cocon de confort au sein de la maisonnée.

J’ai beaucoup aimé les personnages, nombreux, complémentaires, qui se chicanent, se réconcilient, et avancent de leur mieux parmi les ravages de la guerre. Ce tome met particulièrement en avant Peggy, Cordélia Finch, la mamie de tous et Ron, le beau-père de Peggy. L’ambiance est vraiment familiale, toute douce ; le lecteur se sent intégré au cœur de la pension et l’esprit d’entraide qui y règne est extrêmement plaisant. Les sœurs Fuller, sont elles aussi très bien dépeintes, j’ai eu un petit coup de cœur pour l’exubérante et fraîche Jane, qui se révèle complètement dans les épreuves qu’elle traverse. Il y a également, bien sûr, les personnages un peu moins sympathiques, telles que les sœurs de Peggy et Mme Finch (mais ce ne sont pas les seules) ; elles reflètent la réalité de la société où méchanceté, paraître et avarice sont monnaie courante. Elles apportent aussi un peu de "piment" au récit dans cette atmosphère pleine de bons sentiments.

Malgré la belle plume descriptive de l’auteure, l’ambiance ouaté et les personnages adorables, j’ai un peu peiné dans ma lecture. Les sœurs Fuller arrivent très tardivement à Cliffehaven et ne passent finalement que peu de temps au sein de la pension alors que j’aurai apprécié les y voir évoluer. J’ai en effet quitté à regret la maisonnée et j’espère que le prochain tome continue de suivre Jane et Sarah maintenant qu’elles sont bien installées.

A travers sa série, Tamara McKinley a donné naissance à toute une ville et une famille auxquelles on s’attache indéniablement au fil des pages ; on apprécie voir grandir les enfants, évoluer les plus grands et se chamailler les plus vieux. Il est peu probable que je lise la saga dans son entièreté (18 tomes ça commence vraiment à faire beaucoup et encore fusse-t-il qu'ils soient traduits), mais pourquoi pas découvrir les premiers tomes, qui suivent certaines pensionnaires que j’ai pu croiser durant mes deux lectures.