top of page
  • Photo du rédacteurClem

La première reine - J. James

Les tribulations de Lady Eleanor Grant

Tome 1 - La première reine

Auteur : J. James

Editeur : Auto-édition (09/05/2018)

398 pages


Résumé :

1910 Après des années d'un mariage désastreux, Lady Eleanor Grant est enfin libre de mener sa vie comme elle l'entend. Grande amatrice d'égyptologie, elle décide de se rendre dans ce pays qu'elle a si souvent fantasmé, l'Egypte. Là-bas, elle va faire la connaissance de Karl Schaffenberg, un éminent professeur allemand. A eux deux, ils décryptent de vieux parchemins, trouvés dans la tombe d'un Grand Prêtre, qui leur révèlent une fantastique découverte : une nouvelle reine égyptienne, Nitetis, inconnue jusqu'alors, vient complètement bouleverser l'ordre dynastique. Lors de cette enquête, Eleanor est amenée à recroiser la route du brillant gallois, Warren Crowley. Intrigué, ce dernier se laisse entraîner par cette étrange aventure, et se révèle être un précieux allié, pour suivre les traces de cette reine oubliée. Mais pourquoi n'a-t-on jamais entendu parler de cette Nitetis ? Qu'a-t-elle donc fait pour subir la Damnatio Memoriae ? Parfois, certains secrets bien gardés devraient le rester.


Avis :

Il y a quatre ans (déjà), j'ai craqué sur le beau projet de J. James : un sublime écrin pour un récit qui vendait du rêve. Un an plus tard, j'ai récidivé avec le tome 2. Si je sors ce premier opus de ma bibliothèque, c'est grâce à Nadge qui a pioché dans ma PAL et je l'en remercie !

La première chose qui frappe dans ce roman, c'est sa qualité visuelle : une superbe couverture en relief et un intérieur soigné et sublimé par des illustrations en noir et blanc de certaines scènes du livre. Si la police d'écriture peut sembler, de premier abord, un peu petite, J. James fait un carton plein avec cet objet livre.

Et qu'en est-il de l'intrigue ? Elle est tout aussi soignée ! Dès les premières pages, on est happé par les mots de l'auteure, sa manière de décrire les choses et le décor qu'elle met en place. On est charmé par le personnage d'Eleanor, jeune-fille de bonne famille, élevée en dehors des règles de bienséance de l'époque: elle sait aussi bien tirer qu'un homme (sa mère étant d'une famille d'armuriers) et a été formée aux affaires. Pourtant, alors qu'elle pensait pourvoir faire le mariage de son choix, elle se retrouve contrainte d'épouser un homme qui pourrait être son grand-père. J. James arrive à faire passer toutes les émotions liées à cette situation et nous nous attachons d'emblée à la jeune femme au fort caractère.

Ma lecture aurait pu être parfaite si… si la relecture avait été de meilleure qualité; je n'en parle pas souvent lorsque je livre mon ressenti, mais les coquilles / fautes d'orthographe (notamment beaucoup de é/er) étaient assez nombreuses pour le relever. Heureusement que l'intrigue et les personnages étaient au niveau pour permettre de passer outre. … si le récit ne basculait pas subitement dans une direction plutôt inattendue. J'avoue que sur la fin, une scène en particulier m'a particulièrement dérangée. Une scène que les égyptologues vont d'ailleurs taire à leurs confrères et qui, bien que très bien décrite, m'a un peu fait décrocher.

J. James manie bien le verbe et arrive parfaitement à nous immerger dans les années 1910 en Angleterre, puis en Egypte. J'ai beaucoup aimé découvrir la passion d'Eleanor pour l'Egypte et le fait qu'elle ait du mal à être prise au sérieux, du fait de son statut de femme, quand bien même son savoir est supérieur à certains de ses homologues masculins. J'ai aimé son enthousiasme, sa façon de ne rien lâcher malgré les embuches qui se dressent sur son chemin. Trois personnages masculins, tout aussi intéressants, viennent compléter le tableau : son fidèle et mystérieux majordome, Bridges, dont on aimerait bien connaitre le passé; Karl, ce vieil égyptologue Allemand, universitaire encroûté, pas vraiment adepte du terrain, qui prend la jeune-femme sous son aile; et Warren Crowley, cet homme d'affaire gallois aussi agaçant qu'attachant qui ne laisse pas la dame indifférente.

La première reine est un roman haletant, qui nous entraine dans une chasse au trésor, un peu à la manière d'un Indiana Jones. J. James allie romance, aventure et histoire avec talent. On parcourt avec plaisir cette Egypte du début du siècle dernier et celle, plus ancienne, des premiers pharaons; on se laisse émouvoir par le lien qui semble se tisser entre Eleanor et ses deux chevalier servants : Karl et Warren. Si la relation Eleanor/Warren est parfois un peu "lourde", la jeune-femme se sermonnant sans cesse de l'attirance qu'elle éprouve pour ce coureur, elle est contrebalancée par le désir d'en savoir plus sur le passé du gallois et sa motivation à agir de la sorte, et par l'indépendance relative d'Eleanor. Crowley pourrait agacer, et c'est peut être un élément qui en gênera certains, mais j'ai trouvé que son comportement était assez justement dosé.

Ce premier roman pourrait se suffire à lui même, la mission Egyptienne d'Eleanor Grant étant bouclée, mais il me donne surtout envie de découvrir la suite. Voir comment les relations entre les personnages vont évoluer, savoir si certains se dévoilent d'avantage et surtout partir, avec la jeune-femme, dans une nouvelle aventure ! A ce jour, seul un second tome a été publié; étant donné mon attrait pour celui-ci, je ne peux qu'espérer que d'autres verront le jour !

Posts récents

Voir tout

Comentarios


bottom of page