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Pour ne rien regretter - Henri Lœvenbruck

  • Photo du rédacteur: Clem
    Clem
  • il y a 7 heures
  • 3 min de lecture

Pour ne rien regretter

Auteur : Henri Lœvenbruck

Editeur : Pocket (02/10/2025)

314 pages


Résumé :

Providence, ville autrefois paisible, étouffe désormais sous une chape de plomb. Goliath, la multinationale tentaculaire, y a promis l'emploi, la croissance, le progrès. Elle n'a semé que grisaille, peur et misère. Soudain, au milieu de ce silence, une voix se lève. La voix de Véra. Avec ses mots à elle, la jeune femme rêve encore de liberté. Elle parle, elle marche, elle résiste. Pour défendre la Maison Commune, désobéir et raviver les braises de l'espérance.

Une fable poétique et enragée, où le combat du petit contre le géant devient celui de la vie contre l'effacement, du verbe contre le vide. Pour ne rien regretter. Et surtout, pour continuer d'espérer.


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Même s'il restait encore pas mal d'habitants qui croyaient qu'ils avaient attrapé la misère à cause de leur voisin coloré, il y en avait un paquet d'autres qui commençaient à comprendre que le problème venait d'en haut, pas d'en bas, et alors on voyait de nouveau éclore des jolis moments de fraternité populaire, comme à l'époque d'avant le béton armé comme la police.

Avis :

C'est grâce au #grandprixdeslecteurspocket2026 que j'ai découvert Pour ne rien regretter et, par la même occasion, la plume d'Henri Lœvenbruck dont le nom ne m'était pas inconnu.

À l'aveugle (je n'avais pas lu le résumé et ne savais pas de quoi parlait le roman), j'ai pénétré dans l'univers de Véra et ce fut une sacrément belle expérience. Il faut le dire, Véra est une sacré gonzesse et comme c'est beau de voir le monde à travers son regard. Elle cohabite avec Asperger et ça m'a fait un petit quelque chose quand je l'ai lu, comme un plus grand attachement encore à la jeune femme.

Pour ne rien regretter retrace la vie de Véra (ça veut dire vérité en latin) mais parle aussi beaucoup d'une société à l'obscène essence programmée où le béton a tout envahi. Une société qui essore et fait mourir la Terre, la Maison Commune qu'on partage tous. Une société où Goliath s'enrichit toujours plus et arrive à faire porter la responsabilité de l'épuisement des ressources sur les plus pauvres. Une société criante d'injustice que Véra ne comprend pas, dans laquelle M. le Maire reçoit régulièrement des caisses de vins (ça doit être du sacré bon vin) et l'influence de Goliath s'étend toujours plus. Il dépeint le combat de David contre Goliath pour sauver la Maison Commune parce que ceux qui en ont le pouvoir ne font rien, foncent droit dans le mur, au profit d'une croissance qui tue.

Toute ressemblance avec la réalité est, je le pense, totalement fortuite. Pourtant, ce livre est à mettre entre toutes les mains des participants de la COP21 !

Véra est un personnage entier, qui voit au delà de ce qu'on essaie de lui apprendre. Au delà de cet esprit de consommation, de cet état de contentement artificiel à l'acquisition de quelque chose dont on n'a pas réellement besoin. Véra n'a pas de filtre et une manière de s'exprimer très terre à terre, vous le verrez, elle ne comprend pas beaucoup les images. Elle a sa maman, sa copine Soa et son oncle Freddy qui l'initie, entre autres, à la culture musicale, et ça lui suffit. Son discours est plein de jeu de mots, de tournures linguistiques tarabiscotées mais tellement justes. Véra aime la vie, la nature et l'amitié (malgré son introversion par-dedans). Elle la croque à pleines dents et, alors que ce qui bouillonne dans son ventre devient trop fort, devient cette héroïne prête à tout pour sauver la Maison Commune.

Et puis… les années noires. Et puis sa force. Et puis mes larmes. Alors que j'écris ces mots, ça bouillonne tout pareil dans mon ventre et mes yeux picotent.

Pour ne rien regretter c'est un sacré roman, à l'image de la sacré gonzesse qui en est la narratrice. Entre dystopie et réalité, on ne sait pas très bien à quelle période il se déroule ni dans quel pays mais une chose est sûre : ça pourrait être ici et maintenant.

Lisez le sans freiner où vous êtes une mauviette !

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