• Clem

Poursuite - Angel Arekin


Le Porteur de Mort 4

Poursuite

Auteur : Angel Arekin

Éditeur : Plume Blanche (07/05/2019)


Résumé :

Seïs n'a plus le choix. Pour protéger Naïs et son fils aux pouvoirs mystérieux, il doit tout quitter : Asclépion, la confrérie des Tenshins et peut-être même ce qui il restait encore d'humanité. A l'ombre de toute chose, la silhouette du Porteur de Mort n'est jamais loin. En Ulutil, la terre de toutes les légendes, loin des affres de la guerre, Seïs espère vivre en sécurité… mais peut-on réellement échapper à son destin ?

Trop de mauvaises choses déclenchées par les hommes provoquaient de mauvaises choses en réponse de la nature. Il en allait ainsi depuis toujours.

Avis :

Voilà… j’ai terminé le quatrième tome du Porteur de Mort et je suis amoureuse de cette saga. Cela faisait plusieurs mois que j’en repoussais la lecture et, comme d’habitude, une fois commencé je n’ai pas pu le lâcher. Encore un coup de cœur pour cette pépite de Angel Arekin, et c’est un exploit car chaque tome arrive à m’entraîner encore plus loin. Je savoure chaque mot de ma lecture, à l’affût des passages en noir, qui prennent de plus en plus sens et m’imprègnent de son univers passionnant.

Je vous avoue que je ne sais pas vraiment quoi dire dans cet avis : c’est un quatrième tome donc il n’est pas évident de ne pas faire de redite et comme d’habitude, je voudrai essayer de ne pas spoiler l’intrigue.

Cela fait une semaine (le temps de ma lecture), que je parle et conseille le Porteur de Mort à tous ceux que je croise, ça en dit long non ? Quatre tomes et toujours aucune lassitude, au contraire, on a envie de continuer l’exil avec Seïs et Naïs. Pas de déception d’un tome sur l’autre, pourtant, ils sont radicalement différents, les personnages changent, pas forcément en bien, leurs relations aussi et les lieux visités sont de plus en plus nombreux. Nous nous retrouvons ici sur un autre continent : en Ulutil ; les paysages sont dépeints magistralement et l’on chemine sans peine avec nos voyageurs. Toujours autant de noirceur, au sein de laquelle j’ai envie de voir de la lumière ; le lien indéfectible qui unit les deux cousins prend une autre dimension, qui sont-ils réellement l’un pour l’autre ? On sent leur trouble, leur lutte et leur déroute sur ce qui se profile ; mais on apprécie toutefois l’évolution de leur relation (même si dans la tête de Seïs c’est toujours compliqué).

J’ai beaucoup aimé la présence de Rayne, petit garçon à la fois touchant et effrayant ; ou comment un enfant peut changer de visage. Sa relation avec les trois adultes qui l’accompagnent est intéressante et parfois attendrissante. Le malaise de Seïs vis-à-vis du garçon ajoute à son humanité dont on pourrait parfois douter.

Les parties alternent selon le point de vue de Naïs et Seïs (ou Meridiane pour les pages noires), on apprécie vraiment le fait de les retrouver ensemble. Le récit est ponctué de phrases percutantes, qui s’accordent tout à fait à notre réalité ; j’ai d’ailleurs encore relevé tout un tas de citations (10 pour être exacte XD).

Le Porteur de Mort est une série qu’il faut absolument avoir dans sa bibliothèque (deux fois même… la version France Loisirs qui arrive est sublime). Les personnages sont pleins de failles, pervertis par leurs vices mais en même temps luttent de toutes leurs forces (ou pas) pour faire ce qu’il leur semble juste. Angel Arkin ne dévoile que par petites touches les intentions masquées de certains, on se demande donc quel est le but de Lestan, l’Ancien qui accompagne Seïs, Naïs et Rayne dans leur exil.

Malgré la multitude de personnages, le temps de parution entre les tomes et l’enchevêtrement du passé et du présent, on navigue dans Le Porteur de Mort sans sombrer dans l’incompréhension, sans se perdre dans les méandres de l’esprit des héros.

La plume d’Angel Arekin est brillante.


- Les femmes ont toujours aimé les vauriens. Elles n'aiment pas les gars trop gentils. Elles s'ennuient vite avec eux. Elles ont besoin de rêver. - Et les vauriens font rêver ? - Oui, mais c'est tout ce qu'ils savent faire. - Je suis ravie que tu t'en rendes compte. Je préfère ceux qui donnent vie aux rêves que les hommes qui n'ont que des chimères à offrir.

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Elle chercha mes lèvres, comme si soudain elle en avait besoin pour respirer, pour vivre, ou bien était-ce moi ?

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A mes yeux, l'âme humaine est dépourvue de vertus. Elle se comble de vices, de péchés, de mensonges; elle se voile la face à elle-même, se contente des bassesses et les chérit; elle se dorlote d'une vérité qui l'arrange et construit son existence en espérant que la mort rachètera un jour leurs fautes.

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Rien n'est gracieux en ce monde. Personne n'est généreux par principe. Ça n'existe pas. Le plus saint des saints n'agit que par égoïsme. Il se vend et se sacrifie, mais cela ne sera jamais que pour son propre plaisir, sa satisfaction personnelle d'avoir rendu le monde un peu meilleur.

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Je me demandais si tous les événements c'étaient enchaînés pour me conduire précisément ici ou si je l'avais moi-même provoqué par mes décisions. Avais-je finalement jamais eu le choix de ma vie ?

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Ta quête est vaine. Seïs fait partie de moi. Qu'il touche une ou cent autres femmes pour m'oublier ou me mépriser ne changera jamais ce qu'il ressent pour moi. Nous sommes comme un sabre. Il est la lame, l'acier, le sang qui coule et je suis la main qui le tient.

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Comment peut-on faire pour protéger un enfant de la dureté du monde lorsqu'on n'a pas soi-même les moyens de s'en défendre ?

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Mon père a passé son temps à m'interdire de boire et de fumer et, étrangement, c'est la première chose que j'ai faite lorsque j'ai pu mettre le nez dehors une fois seul. J'aime autant qu'il le fasse tant que je suis là.

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Chaque vérité est différente selon chacun. Chaque personne interprète les événements à sa manière. Quand tu regardes un objet, ce que tu vois, ce ne sera pas la même vision que celle de ton voisin, tu comprends ?

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