top of page
  • Clem

Addiction - Blandine P. Martin


Wild Crows - 1

Addiction

Auteur : Blandine P. Martin

Éditeur : (18/01/2018)

Résumé :

Suite au décès de sa mère, Joe hérite d'un courrier lui dévoilant le nom de son père biologique, ainsi que l'endroit où il vit. Esseulée, et démunie face à son deuil, la jeune infirmière décide de tout plaquer pour partir en quête de ce père inconnu, un certain Jerry Welsh, propriétaire d'un bar et dirigeant d'un club de moto en Californie. Surpris de découvrir l'existence de sa fille de 27 ans, Jerry accepte malgré tout de lui donner sa chance, et lui fait une place dans son monde à lui, mais aussi dans sa famille : celle de sang, comme celle de cœur. Joe découvre la véritable identité du club. Plus que des passionnés de motos, ces hommes forment un véritable gang ayant la main mise sur toutes sortes d'économies parallèles. Novice dans ce milieu, Joe s'apprête à mettre les pieds dans un univers dont on ne ressort pas indemne.

Avis :

Nous avons la chance d'être partenaires de Blandine pour cette année 2018, j'ai donc pu découvrir en avant-première, par l'intermédiaire du blog, le premier tome de sa série Wild Crows, dont trois tomes sortiront cette année et le dernier en 2019. Si vous avez besoin de vous convaincre de sauter le pas après avoir lu mon avis, n'hésitez pas à aller sur son site, les premiers chapitres sont en libre accès ! Ce n'est pas la première fois que je lis du Blandine P. MARTIN, et si j'ai adoré certains de ses écrits, j'ai également été déçue par d'autres. En m'engageant dans cette nouvelle lecture, j'y suis un peu allée les yeux fermés car les premiers chapitres m'avaient déjà convaincue ! J'ai donc plongé avec Joe au cœur de Montey Valley et découvert un univers addictif (comme le dit si bien le titre de ce premier opus).

Pas de surprise sur l'écriture, c'est bien écrit et très agréable à lire, la plume de l'auteure et fluide, les dialogues ne font pas artificiels et les réparties des différents protagonistes fusent. Ici, personne n'a sa langue dans la poche ! Enfin, sauf en ce qui concerne les affaires qui sont strictement interdites aux femmes; oui oui, nous sommes dans un mode limite misogyne, celui des motards. L'homme tout puissant protège la pauvre femme qui ne rêve que de ça, et personne ne remet cette règle en question, seule Joe est choquée par ce mode de pensée. Vous l'aurez compris, Joe se retrouve donc incorporée à un gang de motard puisque son père en est le président et qu'elle souhaite plus que tout se rapprocher de lui. Blandine nous présente une histoire tout sauf édulcorée, si les hommes du club sont tous hyper attachants (j'y reviendrai), ils n'en demeurent pas moins dangereux et pratiquent des activités illégales. Joe découvre petit à petit cet aspect de la vie de son père et malgré sa peur , elle se fait plutôt bien à ce nouvel univers. Le club devient pour elle une famille, prête à tout pour la protéger. Il est vrai que ce côté famille est très bien exploité, on ressent plus d'une fois tout l'attachement qu'il existe entre les membres des Wild Crows. Un des risques pris par Blandine, à mon sens, est qu'il y a énormément de personnages. Pourtant, seuls quelques uns ont une place dominante dans ce premier opus et cela ne gène en rien la lecture (je vous rassure, on ne se perd pas en route).

Parlons d'abord de Joe; c'est une jeune femme en deuil, qui vient de perdre sa mère, n'a jamais connu son père et se sent seule, sans attaches. Côté cœur elle n'a pas non plus été gâtée, ainsi, lorsque l'occasion de connaître son père se présente, elle n'y réfléchi pas à deux fois et se lance. Joe est quelqu'un de profondément gentil, qui a besoin de se sentir entourée; elle apparaît comme totalement décalée dans cet univers de motard, mais elle a de la répartie et ne se laisse pas marcher sur les pieds, son objectif premier est de se rapprocher de son père et pour cela elle est prête à tout. Jerry, le père, j'ai trouvé qu'il prenait plutôt bien le fait d'avoir une fille cachée surgie de nulle part après 27 ans d'absence. Mais cela nous semble évident quand on connaît le personnage. Sous ses airs de durs, Jerry a un sens aigu de la famille et dirige d'une poigne de fer ses hommes, auxquels il tient malgré tout comme à des frères. Il est tiraillé entre le besoin de protéger sa fille en la tenant éloignée des affaires du club et celui de tisser un lien avec elle. Jerry est marié avec Mona, qui a également un sacré caractère puisque c'est pour ainsi dire la seule femme qui a le blouson du club; elle inspire le respect et a la tête sur les épaules. Leur fils Casey, est évoqué plutôt brièvement mais il semble ravi de l'apparition d'une sœur ! Bien qu'il soit le fils du président, il doit faire ses preuves pour rejoindre le club et cela semble plutôt bien parti ! Blandine s'intéresse également plus particulièrement à deux autres membres : Ash (pour cendres) et Mack. Ah Mack ! Dans le genre gros lourd dragueur il se pose là. Mais en même temps, il faut avouer que ça marche. Il a un petit quelque chose qui fait craquer et son évolution sur la fin est spectaculaire. Sans trop en dévoiler, j'ai trouvé que Blandine avait parfaitement su rendre son état d'esprit et son comportement dans son addiction. Je n'ai eu aucun mal à m'imaginer ce beau gosse balèze en état de détresse. Ash, quant à lui, nous est d'abord présenté comme quelqu'un de plutôt froid et limite flippant et j'ai trouvé très intéressant de le découvrir un peu plus en profondeur; tout comme Joe, on se laisse prendre à son charme et on se met à l'apprécier. Là où le bas blesse, c'est que ces hommes n'ont rien d'enfants de cœur et ça, malheureusement, on a tendance à l'oublier lorsque l'on rentre dans le sentimental... on commence à connaître les gens et à les apprécier, oubliant presque de quoi ils sont capables et à quel point ils sont dangereux et sans morale. Addiction plante le décor de cette petite ville de Montey Valley et de ses habitants. On est beaucoup dans la mise en place de l'action, du décor, des personnages et vient un moment où le récit commence un petit peu à s'essouffler (ou peut être est-ce dû à l'absence de Mack...) et là, boum, Blandine nous pond une fin qui nous laisse sur le c.. rapide, efficace, on ne peut qu'attendre la suite ! Je terminerai en disant que j'ai bien aimé avoir, de temps en temps, le point de vue de Jerry et que j'ai été très agréablement surprise par sa décision à la fin du roman. De plus, ce que j'ai le plus apprécié dans ma lecture c'est qu'à chaque fois qu'on se demande mais pourquoi tel ou tel personnage fait ce qu'il fait ou prend une décision en particulier, Blandine nous expliques très bien l'état d'esprit et les sentiment dudit personnage, notamment sur le pourquoi rejoindre un club; on est donc à chaque fois (ou presque), totalement convaincu par son récit.

Une très bonne découverte donc que cette saga dont j'attends beaucoup des prochains tomes (pas de pression non); mon était d'esprit étant : "ce n'est pas parce-que ça va mal que ça n'ira pas mieux", j'espère juste que certains ne seront pas trop amochés au passage !


37 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout
bottom of page