• Clem

The missing obsession - Angel Arekin


The missing obsession

Auteur : Angel Arekin

Éditeur : Black Ink Editions (18/02/2019)


Résumé :

Que feriez-vous si vous vous réveilliez un matin dans une cellule, pris au piège d'un détraqué possessif et mystérieux ?

Que feriez-vous si vous deviez lutter pour votre survie tout en combattant pour préserver votre esprit ?

Captive d'une pièce aux murs froids, Faustine n'a que deux possibilités : s'accrocher à la vie en se soumettant aux caprices de son ravisseur ou affronter ses tourments et ne pas être certaine de s'en sortir indemne.

Mais c'est sans compter l'esprit machiavélique et retors de celui qui la retient prisonnière.

Jusqu'où a-t-il l'intention de l'emmener ?

Entrez dans la pièce à vos risques et périls, vous n'êtes pas certains d'en ressortir vivants…

Il n'existe rien de plus puissant qu'un amour devenu fou lâché à pleine vitesse sur une voie aux rails brisés.

Avis :

J'ai connu Angel Arekin à travers sa saga fantasy parue chez Plume Blanche : Le porteur de mort dont je suis une grande fan ! Cela faisait un petit moment que je souhaitais découvrir une de ses romances sans pour autant oser franchir le pas. J'ai repéré The missing obsession (notamment car c'est un one shot) à sa sortie mais je dois vous avouer que le sujet m'effrayait un peu, d'autant plus que je n'avais jamais vraiment lu de dark romance; Hate to love de Penelope Douglas étant ce qui s'en rapproche le plus je pense.

C'est finalement une promo et l'incitation d'une bookstagrammeuse qui m'auront convaincue, et je me suis plongée dans cette romance avec une petite appréhension.

Cela fait plusieurs jours que je l'ai terminé et je n'arrive toujours pas à dire si j'ai aimé ou pas. Il va être très difficile de rédiger cet avis parce que je ne souhaite rien révéler de l'intrigue, mais expliquer mon ressenti sans le faire n'est pas chose aisée !


La plume d'Angel Arekin est juste fabuleuse ! C'est vraiment très bien écrit, tant du point de vue lexical - elle s'exprime avec un vocabulaire riche, des phrases bien tournées et a une réflexion poussée - que du rendu des sentiments et de la justesse des émotions. On ressent toute la détresse, la peur de Faustine et ses réactions sont décrites avec beaucoup de réalisme. On visualise sans aucun problème sa cellule et chacun de ses mouvements en présence de son agresseur. Je dois avouer que c'est assez dérangeant à lire; j'ai eu une boule dans le ventre durant une grande partie de ma lecture.

L'auteure nous offre quelques chapitres / paragraphe du point de vue du ravisseur de Faustine : Seth, ce qui nous permet de comprendre un peu son état d'esprit. Elle est assez sadique tout au long du récit; déjà, parce que, dès le prologue, elle nous plonge dans l'esprit de Faustine au moment de son évasion, puis, nous revenons à l'instant où elle se réveille dans sa cellule; mais le prologue a semé quelques graines dans notre esprit et nous ne savons pas à qui ou quoi nous fier ! Et je peux vous dire qu'elle nous retourne complètement le cerveau ! Si j'avais plus ou moins compris quel était cet événement passé à l'origine de ce confinement, je ne m'attendais absolument, mais absolument pas à ce retournement de situation alors que nous nous retrouvons au point de départ du récit.

Si j'ai parfois trouvé quelques longueurs… il faut dire que des journées enfermée dans une cellule sans grandes distractions peuvent vite devenir ennuyeuses, Angel réussi à maintenir l'intérêt du lecteur sans trop de difficulté, avec les bras de fer mentaux que mènent Faustine et Seth. Bizarrement, Seth, qui est plutôt sensé être un personnage antipathique, nous apparaît torturé et passionné et, même si j'ai eu un peu de mal avec ses méthodes, on s'attache à lui en s'interrogeant sur ce qui a pu conduire à de tels actes (parce que quand même, c'est un peu extrême ^^). Je me suis même demandée si le lecteur pouvait être atteint du syndrome de Stockholm !

Les échanges entre les deux personnages sont profonds, presque philosophiques parfois. On sent la partie d'échec qui se joue entre eux, où chacun calcule son coup pour espérer s'en sortir indemne. Plus d'une fois, l'auteure fait des parallèles avec L'amant de Lady Chaterlley (que je n'ai malheureusement pas lu) que Faustine a trouvé dans sa cellule.

Les personnages sont hyper complexes et la psychologie construite par Angel est à couper le souffle, tout est si recherché, calculé, rien n'est laissé au hasard. Ce que l'on découvre d'eux au fur et à mesure ne peut que nous surprendre et nous émouvoir.

C'est un amour comme on en voit rarement, c'est tragique, c'est beau, ça dépasse l'entendement. Les sentiments véhiculés par ce livres sont tellement puissants et percutants.

Donc oui, j'ai forcément aimé, mais en même temps The missing obsession m'a tellement bousculée et dérangée que le bilan n'est pas que positif. C'est un amour extrême, qu'on peut avoir du mal à comprendre, mais c'est aussi une histoire de culpabilité, de pardon, d'acceptation, de cicatrices, d'apprentissage de l'autre… d'amour d'enfance.

1, 2, 3... cap' de plonger ?

- De la folie, je parviens à souffler. […] - C'est la définition que je donne à l'amour, Faustine. N'est-il pas irrationnel ? Sans fondement ? Sans limites ?

***

Il n'existe aucune raison pour aimer, Faustine. C'est un tas de petits riens, c'est physique, viscéral, dans les tripes et dans le cœur. Ce n'est pas réfléchi ou calculé, ce n'est pas non plus un simple désir. C'est un coup de poing qui fait chanceler, qui détruit tes propres croyances, qui te pousse à l'excès, qui t'entraîne loin, vers des pentes que tu ne pensais pas emprunter. C'est de la démence.

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