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Le don de vie, partie 1 - Anna Triss

  • Photo du rédacteur: Clem
    Clem
  • il y a 36 minutes
  • 5 min de lecture

La Guilde des Ombres

Le don de vie, partie 1

Tome 3 sur 6

Auteur : Anna Triss

Editeur : EDITIONS PLUME BLANCHE (05/04/2022)

540 pages


Résumé :

Sept ans après la Grande Traque qui a signé la destruction spectaculaire de la confrérie des assassins à laquelle elle appartenait, Panama Carswell, l'Ombre exilée de Clepsydre que l'on surnommait autrefois Sanguine, est devenue une mercenaire endurcie. Elle voyage de cité en cité aux côtés de son frère Gorgon et de son ami Menos en louant son épée au plus offrant.

Mais depuis plusieurs semaines, des rumeurs de guerre enflent sur le Continent. Une armée gigantesque serait en train de se rassembler dans les montagnes au nord de Terreflamme, et les fantômes du passé de Panama pourraient y être étroitement liés.

La guerrière pensait avoir définitivement tourné la page par rapport à la Guilde des Ombres, mais il semblerait qu'un commanditaire de sa connaissance ait un dernier contrat d'assassinat à lui proposer, le plus dangereux de toute son existence...


Avis :

Si j’ai fait une longue pause lecture entre le tome 1.1 (05/2022) et 1.2 (09/2025), j’ai enchainé beaucoup plus rapidement avec cette première partie de second tome et je compte bien poursuivre sur ma lancée jusqu’à la fin de la série ! Un énorme coup de cœur pour Le don de mort (tome 1) et sa construction de malade : tous les coups sont prévus 100 ans à l’avance et tout ce qu’on apprend est à remettre en question au fur et à mesure de l'avancée de l'intrigue ! Pour le coup, on ne peut que se fondre dans un costume d’Ombre (on est à bonne école pour ça), essayant de voir venir la prochaine tuile, de deviner qui manipule qui et qui joue double jeu. Si la seconde partie du don de mort m’avait un peu moins plu à cause de certaines relations malsaines et très dérangeantes (accentuées par le jeune âge d’un personnage et les nombreuses scènes de sexe), elle n’en demeurait pas moins extrêmement bien ficelée ; et quel retournement sur la fin ! Coup de cœur plus que confirmé avec cette première partie de tome 2 : Le don de vie ❤ On est toujours sur une belle briquasse et surtout des chapitres très très longs (30 pages voir plus) écrits plutôt petit et sans beaucoup d’aération mais franchement, ça se lit tout seul ! Il m’aura fallu 10 jours pour en venir à bout mais, si j’avais eu plus de temps pour lire, je l’aurais terminé beaucoup plus tôt !

On se retrouve 8 ans après les derniers évènements du don de mort, sur les terres Immémoriales, en présence d’un nouveau personnage : Aube. Nous sommes dans sa tête, et passons rapidement sur plusieurs années de sa vie, avec son point de vue de petite fille. Aube, nous le comprenons rapidement (et cela était déjà mentionné à la fin du tome précédent), est la fille de Panama et Khamar, mais c’est Beladyn qui l’élève afin de la soustraire à l’influence de son père. Ce tome est fou ! il est extrêmement prenant et on a toujours cette petite appréhension : celle de savoir comment vont réagir les personnages (il faut dire que certains ont des réactions un peu disproportionnées ^^). D’un chapitre à l’autre, on suit différentes situations, dans différents lieux et on accède parfois à des souvenirs sur ce qu’il s’est passé durant les années de coupure entre tome 1 et 2. Chaque scène est prise indépendamment du reste mais, on le sait, il s’agit en fait d’une pièce du puzzle qu’est en train d’assembler Anna Triss. On retrouve Jillia, la jeune fille sauvée par Panama, qui est devenue prêtresse de la vie et, par son biais, un général de la Caste de la Justice qui sera amené à tenir un plus grand rôle par la suite je pense ; on retrouve les Marchandeurs (les abjects Marchandeurs devrais-je dire - et je comprends le désir de Khamar de les détruire) ; on retrouve donc Beladyn et sa pupille ; Fournaise (dont les desseins ne sont pas toujours compréhensibles mais encore une fois, on le constate, rien n’est laissé au hasard) ; Panama et Menos, le nain grincheux qui est devenu sa famille ; et on retrouve également les Ombres qui ont survécu à la Grande Traque, même si on ne sait pas exactement qui en a réchappé. Panama a bien grandi et pourvoit aux besoins de sa famille en mettant ses talents d’Ombre au service du plus offrant ; elle s’est construit sur un passé tronqué puisqu’elle n’a pas souvenir d’avoir été enceinte, ni d’avoir enfanté. La jeune femme n’est plus l’enfant malléable qu’elle était, elle a pris du recul, a souffert du comportement de son concubin et a pris conscience du déséquilibre de leur relation. Elle est devenue une guerrière redoutable tentant de se cloitrer derrière une carapace qui ne l’empêche pas de conserver un certain sens de la justice. J’adore toujours autant sa relation avec Menos et son petit nom affectueux « ma bourrique ». Panama va être particulièrement bousculée dans ce tome 2.1 entre ses retrouvailles avec Khamar et la découverte de sa fille. Anna Triss retranscrit particulièrement bien les sentiments de la jeune femme, son trouble vis-à-vis de Khamar (alors qu’elle se fustige intérieurement) ou encore le rejet en bloc de sa fille (difficile de devenir mère brusquement après 8 ans d’ignorance, d’autant plus au regard de ce que représente Aube). L’écriture est entrainante, les dialogues sonnent très juste. Il y a énormément d’hémoglobine et de scènes violentes décrivant toutes sortes de tortures et de mises à mort ; il faut avoir l’estomac bien accroché même si, pour ma part, il m’est plus facile de lire ce genre de scènes que de les voir (édulcoration naturelle du cerveau).

Il y a ce personnage que j’ai adoré détesté : Khamar, également connu sous le doux nom de Faucher. Mon dieu mais quel psychopathe !! Cet homme est tellement effrayant ; manipulateur de génie, il a une force de persuasion phénoménale et arrive à faire adhérer les autres Ombres à son projet. Sa relation avec Panama est très ambigüe. Il aime la jeune femme à sa manière (il lui passe beaucoup plus de choses qu’à d’autres) mais ne supporte pas qu’elle ait son libre arbitre ; pour lui aimer c’est contrôler et il ne digère pas qu’elle lui échappe.

Bref, tout cet univers et les intrigues qui l’habitent sont passionnants ! Jusqu’à ce moment où les larmes me sont montées, mon cœur s’est serré et la mort a sévi d’une manière vraiment poignante (cette scène !). Pourtant, même si c’était dur à admettre, c’était parfait. Cette mort était parfaite (oui c'est bizarre de dire ça). Et puis les derniers chapitres… les réminiscences des souvenirs, le changement d’attitude mais aussi le doute qui commence à naitre chez certains. C’est vraiment dur de retranscrire l’expérience de lecture que ça a été, la richesse du texte et l’impact qu’il a, un peu comme si chaque mot me remplissait un peu plus. Je suis ravie de pouvoir me replonger très prochainement dans l’univers avec une certitude : je ne sais pas ce qui m’attend !

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